Citation

Former les hommes, ce n'est pas remplir un vase, c'est allumer un feu (Aristophane)

Présentation

Activités


En partenariat avec :

CNAM - AFPA - DEMOS - PIGIER - RNA - ELEGIA - PLURICONSEILS - FACULTE DES METIERS D'EVRY - ACCOFOR




Mes domaines d'intervention
:

Communication écrite et orale
    - écrire avec facilité
    - rédaction des procédures
    - les écrits professionnels
    - prise de notes et compte rendu
    - la note de synthèse
    - prise de parole en public
    - conduite de réunion
    - gestion des conflits
    - rédiger et soutenir son mémoire professionnel

Management d'équipe
Accueil physique et téléphonique
Tutorat
Gestion du temps
Gestion des changements
Formation de formateurs
Préparation à la vie active (bilan, projet professionnel)




Mes références :

Entreprises publiques et semi-publiques :

Ministères des Finances, de la Défense Nationale, de l'Equipement, de la Justice
Préfecture de Police de Paris
Caisse des Dépôts (Angers, Bordeaux, Paris)
Institut National de l'Audiovisuel
La Poste (Strasbourg)
CPAM (Versailles, Saint-Lô)
SNECMA
Aéroports de Paris
INSEP

Crédit Foncier de France

Assistance Publique des Hôpitaux de Paris
Cour d'Appel de Paris



Entreprises privées :

Bigmat
Burton
But
Leroy-Merlin
Calberson
Société d'Aménagement de La Plagne
Intermarché
Auchan
Opticiens REV
Club Espace
Constructa
Laboratoire Cartier
L'OREAL


Partenaires

MEDIATION FORMATION CONSEIL

Marleine MAZOUZ

01.46.77.09.64

www.mediationfc.fr

postmaster@mediationfc.fr

Devenez ce que vous êtes...

  
"Eduquer, former, consiste à favoriser le développement de la personne vers son AUTONOMIE physique, intellectuelle, affective, morale et citoyenne"
(Jean-Marie Labelle)

 

 

L'adulte a besoin de donner du sens à son apprentissage : il est essentiel pour lui de faire des liens avec son vécu, ses orientations dans la vie et ses objectifs.

La formation induit en général chez l'adulte un état de dépendance très lié à son expérience d'écolier. La formation doit s'éloigner des méthodes scolaires trop souvent basées sur la notion de punition eet de réprimande en cas d'échec. L'erreur est formatrice et c'est en se trompant qu'on apprend.

Les adultes sont riches en expériences diverses et constituent une véritable ressource pour le groupe d'apprenants. Le formateur doit se baser sur l'expertise de chacun et favoriser les échanges.

En outre, les motivations
individuelles sont bien plus déterminantes que n'importe quelle pression extérieure. Le formateur est alors non plus un instructeur, mais bel et bien un accompagnateur, un facilitateur d'apprentissage.

Quant à l'apprenant, puisqu'il demande à utiliser concrètement les acquis qu'il est venu chercher dans la formation, il devient acteur et, mieux encore, auteur de son apprentissage.

" Dites-moi et j'oublierai. Montrez-moi et je me souviendrai. Impliquez-moi et je comprendrai"
(Confucius)

L'ouverture d'une formation commence par l'énoncé des objectifs, puis du programme. Ensuite, je sollicite chaque stagiaire concernant ses attentes par rapport à ces objectifs et programme. Nous passons ainsi un "contrat" et il m'arrive d'en refuser un, car il ne correspond ni aux objectifs, ni au programme.

 

Je poursuis en proposant une activité qui se révèle très informative, tant pour eux que pour moi : la présentation par binômes. Chacun interviewe l'autre et le présente au groupe. Cela facilite la prise de parole tout en évitant l'obstacle de parler de soi.

 

Vient alors une phase qui étonne parfois les stagiaires : les règles du jeu.  En effet, puisque la formation doit revêtir un caractère ludique, elle doit également en suivre des règles, comme dans un jeu. Nous formalisons les horaires, les temps de pause, les comportements facilitateurs de travail en groupe. J'invite les stagiaires à intervenir pour faire respecter ces règles si nécessaire.

 

Parmi eux, un mot clé revient systématiquement et unanimement : l'écoute.  Pourtant, c'est une règle du jeu que les stagiaires enfreignent allègrement ! Et personne ne pense à la rappeler au groupe. Et c'est bien souvent moi qui dois intervenir.

 

Il existe un moyen engageant et efficace pour favoriser l'écoute et faire prendre conscience de ses bienfaits : le bâton de parole.

 

C'est une coutume amérindienne : celui qui tient le bâton de parole peut parler sans jamais être interrompu. C'est une question de respect. En formation, c'est aussi une manière de prendre du recul, d'être vraiment concentré sur la personne qui parle, à l'écoute de ses idées et de ses mots. Chacun peut ainsi réfléchir à ce qu'il dit et aux réponses - ou questions - qui peuvent ou doivent être faites.

 

Joli symbole d'intérêt pour autrui.

 

 

J'entends souvent des professionnels de la formation parler "d'évaluation des stagiaires". La formule est impropre car un formateur n'évalue pas les personnes. Il évalue les apprentissages. C'est peut-être une mince différence pour certains, mais pour moi elle est de taille.

 

Les critères d'évaluation d'un apprentissage par le formateur peuvent concerner le type de groupe, l'environnement, le contenu de la formation, son découpage, sa durée, l'adéquation des méthodes et outils utilisés, les écarts entre les objectifs et les résultats, etc.

 

Mais évaluer un stagiaire, c'est déjà un jugement ! Et ce n'est pas déontologique. Sur quels critères pourrait-on évaluer :

 

- la motivation ?

- le comportement ?

- l'intelligence ?

 

Chacun apprend avec ce qu'il est. C'est certes parfois inconfortable et problématique pour le formateur, mais il faut faire avec !

 

En revanche, connaître les pré-acquis des stagiaires - et les pré-requis pour participer à un stage - est un indicateur précieux pour préparer, mener et... évaluer la formation.

 

 

La formation est une action indispensable à l'acquisition ou à l'actualisation des connaissances et des compétences. L'entreprise, pour ses besoins propres et par son plan de formation, envoie ses salariés se former ou se perfectionner. Ceux-ci peuvent également choisir leurs formations, par le DIF (Droit Individuel à la Formation) ou le CIF (Congé Individuel de Formation), voire même par des cours du soir qu'ils financent eux-mêmes.

 

Mais comment l'entreprise observe-t-elle l'impact de la formation sur son organisation, son fonctionnement, ses résultats et performances ? Le budget formation obligatoire (loi de 1971, dite "du 1 %" - et loi de 2004, dite "tout au long de la vie") est-il utilisé comme dépense de fonctionnement ou comme dépense d'investissement ?

 

L'évaluation de la formation peut répondre à cette question. Elle est un critère incontournable de gestion et de suivi des actions de formation. Pourtant, elle est bien souvent délaissée par les entreprises.

 

FORMAEVA, observatoire de l'évaluation, a publié en septembre dernier une étude sur les pratiques d'évaluation des entreprises françaises. Les résultats sont édifiants (www.formaeva.com).

 

Synthèse concernant les quatre niveaux d'évaluation :

 

Niveau 1 - évaluation de la formation par les stagiaires ("à chaud") = 98 % des entreprises la pratiquent.

 

Niveau 2 - évaluation de l'apprentissage ("qu'a appris le participant ?") portant sur la pédagogie et les acquis = 82 % des entreprises l'effectuent

 

Niveau 3 - évaluation du transfert des acquis en situation professionnelle ("à froid") = le taux tombe à 61 % (dont 36 % de manière formelle et 25 % de manière informelle)

 

Niveau 4 - évaluation de l'impact de la formation sur les résultats opérationnels = 35 % seulement des entreprises disent la pratiquer

 

Les causes invoquées sont inquiétantes :

 

- manque de temps

- manque de méthode

- indicateurs inadéquats

- management peu impliqué, voire réfractaire

- oubli...

 

Les 2/3 des entreprises n'auraient-elles pas intégré l'action de formation comme un outil de développement stratégique, commercial, technique, technologique et... humain ? Considèreraient-elles la formation comme un "passage obligé" et non un "process qualité" ? Voudraient-elles faire croire qu'elles font passer 1 % de leur budget dans le poste "pertes et profits" ? Penseraient-elles enfin - peut-être - que former des salariés est surtout un pensum, une désorganisation du travail, une contrainte dérangeante, une mobilisation inutile d'énergies et de cerveaux ?

 

Cette manière de manager la formation me laisse perplexe. La mondialisation, la concurrence, l'évolution des méthodes et techniques sont autant de raisons de développer et renforcer les compétences. La formation, évidemment, répond à cet impératif. Mais elle doit être reçue, admise et intégrée comme un outil prépondérant de la gestion d'entreprise. Et, à ce titre, elle doit être évaluée dans sa pertinence comme dans ses conséquences.

 

 

Les évaluations des formations que je dispense ne cessent de m'interpeller !

 

Au tour de table final comme sur la feuille d'évaluation, les stagiaires soulignent systématiquement un point positif pour moi : ils ne se sont pas ennuyés. Certains ajoutent même : comme c'est le cas dans beaucoup d'autres stages.

 

J'imagine mes consoeurs et confrères en action et me demande comment on peut s'y prendre pour ennuyer les stagiaires : est-ce dû au thème, à la méthode pédagogique, à la construction du scénario d'apprentissage, à la personnalité même de l'animateur ?

 

Il est certain que le thème même de la communication, ma spécialité, permet  d'utliser un grand nombre de techniques et d'outils, pour varier les approches et les travaux. Mon caractère aussi, je le pense, est un aout dans l'animation de stages.

 

Mais quand même...

 

Pour ennuyer un stagiaire adulte, il suffit de quelques pratiques inadaptées :

 

1) Méconnaître son public et penser qu'un stagiaire ne connaît rien a priori de ce que vous allez traiter. Or, chacun a un vécu, une expérience, des pratiques et le formateur doit s'appuyer sur ces pré-acquis. Et plus il est expert, plus il doit tenir compte ce que savent et font déja ses stagiaires.


2) Se comporter en instructeur, c'est-à-dire "faire un cours", délivrer un savoir et un savoir-faire formels sans tenir compte des styles et des capacités d'apprentissage. Le bourrage de crâne est un frein à l'apprentissage. La découverte, l'échange, les mises en situations et le listage des bonnes pratiques, dans le respect individuel et collectif, sont des outils nettement plus efficaces.


3) Donner la connaissance puis la faire appliquer par des exercices. C'est l'inverse qu'il faut adopter : l'adulte a besoin de confronter ses connaissances avec la nouveauté, comparer, faire des liens et en retirer la substantifique moelle par lui-même, en fonction de ses besoins et de ses objectifs. D'abord faire faire, en facilitant la "prise en main" des exercices ; puis faire dire, pour constater comment le stagiaire s'est approprié l'exercice ; et seulement après, apporter des compléments d'informations pratiques ou théoriques.


4) Parler davantage que son public. Un formateur a tout à gagner à laisser s'exprimer ses stagiaires. Cela le renseigne sur les attitudes mentales, le vécu, les opinions. Cela favorise aussi les échanges, les débats. Ces moments socio-cognitifs sont indispensables à la prise de conscience individuelle de sa position et son statut professionnels et à la valeur de ses idées et de ses actes. Le formateur a donc ici une casquette de médiateur et de régulateur.


 

Ne pas ennuyer ses stagiaires, c'est à la fois respecter leur vécu, favoriser leur participation et trouver à les surprendre.

 

Ces caractéristiques rendent le métier de formateur exaltant et toujours renouvelé. Car, en tenant ses stagiaires en éveil, le formateur évite la monotonie pour lui-même. Et la formation devient un moment partagé de plaisir et de richesse.

 


 

J'enseigne au CNAM depuis 2002 et fais partie des 4500 intervenants (région parisienne) issus du monde de l'entreprise (2/3 des effectifs).

 

Je ne tiens pas à comparer cet établissement avec d'autres, tout aussi prestigieux et utiles pour gérer sa carrière : AFPA et GRETA par exemple.

 

Mais j'ai conscience que je collabore avec une institution très prisée des entreprises qui recrutent : les diplômes CNAM sont toujours un "plus" apprécié sur les CV.

 

Cela tient sans doute au fait que les cursus CNAM se font beaucoup "hors temps de travail". Certains auditeurs préparent un diplôme sur de nombreuses années, en cours du soir, parfois 2 à 3 fois par semaine. Il faut une motivation et un engagement constant pour tenir le rythme. Ces qualités  sont recherchées par les entreprises, autant que les savoir-faire techniques.

 

En 8 ans de CNAM, j'ai constaté que les modules de communication se multipliaient. Pour un certificat professionnel ou un diplôme, c'est une matière indispensable et transverse à tous les secteurs, tous les métiers.

 

J'ai observé également que la communication (écrite et orale), la négociation interpersonnelle, la prise de note et la synthèse faisaient parfois cruellement défaut à des personnes en poste comme à celles en pleine orientation ou reconversion professionnelle.

 

Les modules que j'anime sont donc précieux - et complémentaires des enseignements spécialisés- pour répondre aux critères d'embauche.

 

Cette année, je partage mon temps entre les Centres de Créteil, Marne-la-Vallée et Aulnay-sous-Bois. Mon public se compose d'auditeurs préparant une Licence RH ou Informatique et d'ingéneurs informaticiens. Mais il arrive que je reçoive des personnes ayant simplement envie d'améliorer leurs savoir et savoir-faire.

 

J'interviens pour les modules suivants (CCE = Communication, Culture, Expression) :

 

- CCE 001 - Outils et démarches de la communication écrite et orale (méthodes et techniques)

- CCE 003 - Savoir se situer dans un groupe et négocier à l'oral comme à l'écrit

- CCE 105 - Pratiques écrites et orales de la communication professionnelle

 

Je prépare également les futurs ingénieurs informaticiens à rédiger et soutenir une synthèse sur un sujet tiré au sort, étape indispensable à la poursuite de leur cursus vers le mémoire d'ingénieur.

 

Pédagogiquement, c'est une approche concrète et dynamique qu'il me faut avoir, car les cours ont lieu soit de 18.30 à 21.30, soit le samedi de 9 à 12. Autant dire que, parfois, les paupières sont lourdes et le cerveau engourdi.

 

Comme j'adopte depuis toujours une démarche ludique et active, j'incite les participants à être toniques et réactifs. Ils aiment beaucoup ce "coup de fouet" énergétique.

 

Depuis deux ans, une plateforme pédagogique est en place, avec forum et échange de documents. Elle n'a pas encore la cote auprès des participants (eh oui : ce sont des heures de travail en plus...) mais c'est un véritable outil de lien et d'autonomie. J'amène petit à petit les stagiaires à l'utiliser et à la faire vivre.

 

Le CNAM adapte donc son organisation et ses programmes aux besoins contemporains de formation et d'évolution, personnelle comme professionnelle.

 

Malgré quelques lourdeurs administratives dues à l'identité académique initiale du CNAM, je mesure la chance et le privilège d'y collaborer et d'y partager mon expérience et mes connaissances de terrain.

 


 

 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés