Communication écrite et orale
- écrire avec facilité
- rédaction des procédures
- les écrits professionnels
- prise de notes et compte rendu
- la note de synthèse
- prise de parole en public
- conduite de réunion
- gestion des conflits
- rédiger et soutenir son mémoire professionnel
Management d'équipe
Accueil physique et téléphonique
Tutorat
Gestion du temps
Gestion des changements
Formation de formateurs
Préparation à la vie active (bilan, projet professionnel)
Mes références:
Entreprises publiques :
Ministères des Finances, de la Défense Nationale, de l'Equipement, de la Justice
Préfecture de Police de Paris
Caisse des Dépôts (Angers, Bordeaux, Paris)
Institut National de l'Audiovisuel
La Poste (Strasbourg)
CPAM (Versailles, Saint-Lô)
SNECMA
Aéroports de Paris
INSEP
Assistance Publique des Hôpitaux de Paris
Cour d'Appel de Paris
Entreprises privées :
Bigmat
Burton
But
Leroy-Merlin
Calberson
Société d'Aménagement de La Plagne
Intermarché
Auchan
Opticiens REV
Club Espace
Constructa
Laboratoire Cartier
L'OREAL
Partenaires
JB CONSEIL, Economies sur les frais généraux
01.46.26.00.71 : 08.70.73.08.14 - 06.17.10.25.88
site : www.jb-conseil.info
Devenez ce que vous êtes...
" Dites-moi et j'oublierai. Montrez-moi
et je me souviendrai. Impliquez-moi et je comprendrai" (Confucius)
L'adulte a besoin de donner du
sens à son apprentissage : il est essentiel pour lui de faire des liens avec son vécu, ses orientations dans la vie et ses objectifs.
La formation induit en général chez l'adulte un état de dépendance très lié à son expérience d'écolier. La formation doit s'éloigner des méthodes scolaires trop souvent basées sur la notion de
punition eet de réprimande en cas d'échec. L'erreur est formatrice et c'est en se trompant qu'on apprend.
Les adultes sont riches en expériences diverses et constituent une véritable ressource pour le groupe d'apprenants. Le formateur doit se baser sur
l'expertise de chacun et favoriser les échanges.
En outre, les motivations individuelles sont bien plus déterminantes que n'importe quelle pression extérieure. Le formateur est alors non plus
un instructeur, mais bel et bien un accompagnateur, un facilitateur
d'apprentissage.
Quant à l'apprenant, puisqu'il demande à
utiliser concrètement les acquis qu'il est venu chercher dans la formation, il devient acteur et, mieux encore, auteur de son apprentissage.
"Eduquer, former,
consiste à favoriser le développement de la personne vers sonAUTONOMIEphysique, intellectuelle, affective,
morale et citoyenne" (Jean-Marie
Labelle)
La formation de formateurs est très prisée. De nombreux professionnels, à l'expérience longue et probante, se tournent vers la
pédagogique pour faire partager leurs connaissances et savoir-faire.
A l'AFPA, le nombre de centres dispensant cette formation aboutissant au "titre FPA" s'est largement multiplié. Après avoir, l'an dernier, collaboré à la
certification d'une douzaine de stagiaires dans le Centre de la France, j'ai été sollicitée pour animer le deuxième module de cette formation dans le Sud-Ouest.
C'est une nouvelle aventure qui commence : contexte, environnement (économique et culturel), stagiaires, organisation temporelle et matérielle de la formation... Tout contribuera à faire de cette
mission un enrichissement professionnel et personnel.
Une information qui illustre bien l'impact de la crise sur le quotidien des formateurs :
L'un des grands organismes de formation en France vient de demander à ses consultants de baisser leur tarif de prestations de 10 % pour le dernier trimestre 2009, pour "faire face à la crise". Ce
n'est pas une sollicitation, mais une injonction ferme : en effet, cet "arrangement" comporte une clause de non-recevoir : à prendre ou à laisser ! Tout consultant réfractaire ne recevrait pas le
planning 2010 de cet organisme.
Aucune argumentation (pourtant concrète) n'a pu infléchir la direction :
- pas d'augmentation du tarif consultant depuis 5 ans
- ingénierie de formation non rémunérée (réponse aux appels d'offres), de même que la conception et la réalisation des supports pédagogiques (propriété intellectuelle)
- remplacement d'un formateur indisponible à des dates "catalogue" alors qu'il a été sollicité expressément pour concevoir et monter le contenu et le déroulé de la formation
D'autre part, cet organisme s'est lancé, il y a quelque temps, dans le rachat de petites structures, pour constituer un groupe tentaculaire, maintenant coté en bourse. Y aurait-il désormais
incompatibilité de gestion entre actionnaires et "productifs" ?
Déjà, il y a quelques années de cela, cet organisme, qui a toujours communiqué sur sa "différence" et sa capacité à répondre spécifiquement aux problèmatiques de formation, a finalement sorti un
catalogue aussi indigeste que redondant, noyant son adaptabilité revendiquée dans un fatras de formations standard.
Il se trouve qu'en 2006, en désaccord avec la manière de manager les formateurs, je m'étais déjà éloignée de cet organisme, pour lequel j'assurais pourtant de nombreuses journées de formation. En
effet, il me demandait, lors de missions en province, de trouver un hébergement des chez amis ou des relations, pour ne pas avoir à payer les frais de séjour...
Quand une entreprise, quelle qu'elle soit, gère ses prestataires par l'injonction plutôt que la consultation pour des solutions concertées, peut-elle mériter des collaborateurs dévoués et fidèles
dont elle vante d'autre part la qualité et l'expertise ?
Voici un article très pertinent (et désabusé) paru récemment dans Le Monde. Comme bien
d'autres secteurs économiques, la planète "formation professionnelle" a du souci à se faire.
Au temps de l'Internet c'est la vitesse et la capacité à changer qui sauveront les individus comme les organisations
par Didier Cozin, ingénieur de formation
professionnelle
Le Monde - 08.07.0ç
Au XIX et XX ème siècle nos compatriotes ont massivement quitté les campagnes pour aller
s'embaucher en ville dans les entreprises industrielles puis tertiaires. Ce mouvement, à la vitesse de la vapeur, a permis à notre pays de jouer un rôle économique et social important durant deux
siècles. Les Rastignac arrivaient par le train depuis leurs campagnes ou de lointaines contrées d'Europe de l'Est pour prendre possession de la ville grâce à leur capacité d'adaptation et leur
intelligence. Tout cela fut fort bien décrit par nos romanciers et cette société balzacienne a en grande partie façonnée nos mentalités, nos idées politiques, notre développement économique et
social (toutes nos institutions sont issues de la IIIème république, du combat pour la laïcité et la neutralité de l'Etat...)
A cette époque là, celle de la vapeur, le rythme du changement (car la vie est changement) épousait celui du train. Un
pays changeait au fur et à mesure de l'ouverture des grandes (ou petites) lignes de train et le pays légal avançait lui aussi à la vitesse du train (le fameux train de sénateurs).
Mais notre pays n'a pas fondamentalement changé depuis le XIXème siècle, notre univers politique, économique et social
est largement inspiré de cette époque (sans doute bénie) où la France était une des 3 ou 4 grandes nations industrielles de la planète.
Las, rien n'est éternel et désormais nous changeons de braquet, de rythme et d'échelle, ce n'est plus le transport
physique des hommes ou des marchandises qui assure la suprématie d'un pays, mais le transport intellectuel des idées, des concepts, des services et des innovations. Internet recompose toutes les
hiérarchies (il les casse aussi par ailleurs), les individus, les institutions, les entreprises, les États sont remis en question par Internet et les Télécom avec leurs fulgurantes réussites
(mais aussi chutes, voir GM aux USA).
A ce nouveau jeu nous avons le plus grand mal à nous adapter. Dans quelques jours le parlement discutera de la réforme de
la formation professionnelle. Ce texte a été en grande partie élaboré par des partenaires sociaux nés au XIX ème siècle et incapables d'appréhender la vitesse des temps que nous vivons. La
réforme de la formation est déjà donc plombée car elle ne prend pas en compte les nouvelles données économiques et sociales induites par la crise.
Si notre pays en a encore les moyens, on imagine déjà les rapports et livres blancs qui décriront le chaos et la
désespérance sociale qu'aura provoquée cette nouvelle réforme ratée.
Il ne s'agit pourtant pas de mauvaise volonté mais d'une inadaptation profonde d'un modèle économique et social figé et
conformiste. Nos compatriotes luttent pour leurs droits acquis. Quand l'humanité comptera bientôt 7 milliards d'individus, quand plus de 1 milliard de travailleurs sont pauvres (moins de 2 $ de
revenus par jour) nos petites luttes syndicales ou politiques sont dérisoires. Nous sommes des adeptes du coup de barbouille alors que notre pays doit entrer dans un perpétuel et total
mouvement de changement social et intellectuel. Il en semble incapable, tout juste bon à jouer l'autruche avec ses demi-mesures et ses palliatifs qui n'en finissent pas d'être
insuffisants.
Quand le Titanic coule rien ne sert de ramer ou d'écoper dans les soutes du navire, il faut le mettre en cale sèche et
tout reconstruire. Ce sera une évidence dans quelques années mais en aurons nous toujours les moyens ?
Durant quatre mois, je suis intervenue en formation de formateurs à l'AFPA. J'y ai animé le
premier module : "Préparer et animer des actions de formation".
Un concours de circonstances très dommageable m'a amenée à interrompre mon contrat à la fin de ce module. Pour le second
module "Contribuer à l'élaboration de dispositifs et accompagner des parcours de formation",les 15 stagiaires ont vu se succéder 5 ou 6 formateurs et ont parfois dû travailler seuls. Autant
dire que le titre professionnel, difficile à obtenir car très prisé dans le milieu de la formation, n'était pas gagné.
De loin, je suivais la progression des apprentissages et espérais qu'il n'y aurait pas trop de "dégâts".
L'épreuve de synthèse a eu lieu cette semaine et en voici les résultats :
- 11 stagiaires ont obtenu le titre tant convoité
- 2 stagiaires ont été recalés
- 1 ne s'est pas présenté aux épreuves
- 1 avait quitté la formation à la fin du premier module
Je suis très heureuse de ces résultats, obtenus malgré une conjonction d'événements perturbateurs, d'environnement peu facilitateur et d'organisation défaillante.
Les formateurs qui m'ont remplacée ont apporté, chacun leur tour, leur expertise aux stagiaires sans pouvoir pratiquer un accompagnement digne de ce nom, puisqu'intervenant en pointillés. Leur
mission en fut d'autant plus remarquable, car cette formation est un défi qu'il faut relever tous ensemble : organisme de formation, formateurs, stagiaires et entreprises d'accueil pour les
stages pratiques.
Voici donc 11 nouveaux "formateurs professionnels d'adultes" sur le marché de la formation professionnelle. Vus les grands changements du monde économique et le nombre toujours grandissant de
chômeurs, ils vont pouvoir mobiliser tout leur savoir-faire et leur engagement humain au service de personnes désireuses d'évoluer dans leur profession.
Je leur souhaite, de tout mon coeur, de s'épanouir dans leur nouveau métier !
Il y a seulement 50 ans, les connaissances sur le cerveau étaient encore embryonnaires.
Mais leur courbe est exponentielle. Ce savoir en perpétuelle progression est un outil primordial pour le formateur. Voici quelques extraits du livre d'Hélène Trocmé-Fabre : "J'apprends, donc je
suis" (E° d'Organisation).
Enchaînements, combinaisons, interconnexions... sont des mots-clés de la dynamique
cérébrale. Ils sont les clés des serrures de l'apprentissage.
Toute intervention pédagogique doit tenter de(ré)concilier le cognitif avec la base affectiveet ménager un contexte non-menaçant, chaleureux et enrichissant, dans lequel l'apprenant se
sent interpellé totalement.
Lesystème auditifest plus primal que lesystème
visuelet se structure plus lentement. Le nerf auditif est moins puissant que le nerf optique. Le formateur s'attachera donc à prendre en compte ces
paramètres pour proposer aux stagiaires des activités liées à des formes, des couleurs, des mouvements.
Lamotricité, quant à elle, est indissociable de toute sensorialité et de toute réalité
cognitive et mnémonique (d'où la nécessité de mises en situation).
Mais le cerveau n'est pas seulement neuronal. Il est aussihormonal. Il est soumis aux
rythmes diurnes, saisonniers, solaires, sidéraux ... et également aux processus de rétroaction des hormones qu'il fabrique lui-même. En conséquence, comportements et métabolismes sont étroitement liés.
QUELLES PERSPECTIVES POUR LA FORMATION ?
Les formateurs doivent tenir compte des lois cérébrales et des règles de base du fonctionnement du cerveau. Une condition est nécessaire : briser
les barrières entre les neurosciences et les sciences de l'éducation et de la communication.
Il faut également fixer des relations claires entre SAVOIR / SAVOIR-FAIRE / SAVOIR-ETRE - c'est-à-dire s'interroger sur ce qui se passe en amont et en aval du savoir.Il faut mettre le projecteur sur "comment on apprend" et "pour quel objectif on apprend" plutôt que sur le "qu'est-ce qu'on apprend".
Trois moyens pour cela :
1)"Conscientisation"du formateur comme de l'apprenant : lorsque le comportement
change, la perception des choses change et c'ets alors que la prise de conscience intervient.
2)"L'expérience partagée". Ce n'est plus "comprendre et faire", mais la formateur doit "laisser se faire"... C'est une
période de latence, de dormance, de... patience. Les évaluations doivent en tenir compte. L'apprentissage est une naissance qui doit être menée sans précipitation, à son rythme et à son
heure.
3)"Le droit à la différence et à l'intelligence". Pour reprendre une phrase de Saint-Exupéry : "Si je diffère de
toi, loin de te léser, je t'augmente". Apprenant et formateur doivent pouvoir se dire mutuellement cette phrase. La nature a équipé l'homme pour apprendre. Mais le mécanisme ne
fonctionnement bien que si l'homme n'est pas encombré par ce qu'il croit savoir.
Pour compléter votre réflexion, voici d'autres références :
"Apprendre autrement" - Olivier Clouzot et Annie Bloch (E° d'Organisation)
"Au bon plaisir d'apprendre" - Bruno Hourst (InterEditions)